Epilogue

Epilogue :

Les pales  de l’hélicoptère fouettaient l’air vif et piquant du toit de l’immeuble où le Président Alan Trumbull, caché dans un bureau par Mike, avait échappé de peu à l’assaut mené par le commando de Wade.

John wick, en kelvar et tenue de combat (sur insistance de Mike), se tailla la route jusqu’au toit, à coup de poing, d’uppercut, de couteau et de balles, à la poursuite de Wade qui tentait de fuir.

Apercevant l’hélicoptère,  il se félicita d’avoir eu la présence d’esprit de « réquisitionner » la lance roquette d’un des hommes de Jenning et visant soigneusement, il fit feu : la roquette fit mouche et l’hélicoptère explosa dans un bruit assourdissant.

Jenning, furieux, pris au piège, se tourna vivement vers John et le jaugea, avec une furie empreinte de condescendance.

« -Je sais qui vous êtes ! lança-t-il, avec froideur.  Mais je ne comprends pas pourquoi vous aidez Banning ! Ce ne sont pas vos affaires ! Je vous croyais retiré de tout cela ! »

John jeta la lance roquette à ses pieds et  se calant dans un coin, il répliqua :

« -Je m’acquitte d’une dette envers un homme bien. Mais vous avez raison : ceci n’est pas mon combat. C’est le sien. »

Il désigna Mike qui venait d’arriver derrière lui et se mit en retrait, assistant à l’affrontement muet de Banning et de Jenning qui se défiaient du regard.

Mike, déterminé et l’expression concentré,  adopta une posture de combat, surveillant les moindres gestes de son ancien équipier.

Wade, en face de lui, en faisait de même.

 Sans un cri, les deux hommes se jetèrent  l’un sur l’autre, prêt à une lutte mortelle et sans pitié.

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Esoufflé et épuisé,  Mike, adossé contre un mur, avait les yeux fixés sur le ciel automnal de la Virginie et songeait aux derniers mots de son ex ami Jenning.

Ce dernier, affaissé sur le sol dur, à un mètre de Banning, était mort quelques minutes après le coup de couteau fatal.

C’était fini. Le Président était sain et sauf et  l’agent Banning pourrait, enfin, retourner chez lui et retrouver Ben et  leurs enfants.

Mike vit John approcher placidement et poser un genou, à terre, devant lui. L’air  frémit imperceptiblement et un portail lumineux apparut à proximité des deux hommes.

« -Je vous emmène au Q.G des Avengers, fit Stephen qui venait de sortir du cercle d’étincelles de feu. Vous avez besoin de soins immédiats.»

Mike allait protester, voulant organiser de A à Z  la sécurité du Président  lors  de son transfert vers une unité de soin mais il se rappela que Gentry, son patron, était sur les lieux  et que ce dernier avait l’assistance du FBI.

« -Ok. »  concéda Mike qui ne refusa pas la main de John qui l’aida à se relever.

Maintenant que tout était terminé et que l’adrénaline était retombée, l’agent éprouvait une formidable envie de revoir Ben et de serrer sa famille dans ses bras.

Dieu, comme Ben lui manquait !

Boitillant, les pieds légèrement douloureux et soutenu par John, Mike suivit Strange vers le portail magique. Le sorcier suprême s’écarta et la vision, la plus douce qui soit, se présenta à Banning qui lâcha John.

Là, de l’autre côté du cercle de feu, l’attendait Ben, adorable en jean bleu délavé et chemise blanche et portant des baskets.

« -Mike ! » s’écria son époux, en se jetant dans les bras de son âme sœur.

Mike se laissa étreindre par Ben mais ne parvenait pas à se détendre totalement. Ben, sentant combien était tendu le corps de son homme et le connaissant, murmura :

« -C’est OK, Mike. Tu t’es toujours occupé de moi. Maintenant, c’est à mon tour de prendre soin de toi. Lâche prise, Mike. Lâche prise. »

Entendant les encouragements de son époux, Mike sentit la tension quitter son esprit et son corps, petit à petit et il s’abandonna aux bras de Ben, apaisé par la chaleur qui émanait de son âme sœur, les battements de son cœur et sa présence solide contre lui.

Ben était sa maison

Un sentiment de plénitude l’envahit complètement et l’agent, en confiance, lâcha prise.  Il s’endormit, avec un mot sur les lèvres :

 « Maison »

La fatigue et le stress de ces jours difficiles réclamant  leur dû.

Ben ne s’alarma pas et avec douceur, aidé des infirmiers, il allongea Mike sur un brancard.

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Mike s’éveilla lentement et se redressant, sans hâte, sur le lit de l’unité des soins du complexe des Avengers, il sourit en apercevant Ben qui, installé sur un fauteuil, le contemplait.

« -Hey, fit son époux, lui rendant son sourire.  Comment te sens-tu ? »

Pour seule réponse, Mike  tapota un coin de son lit, faisant signe de la main à Ben qui éclata de rire et qui rejoignit son âme sœur dans le lit.

Les deux hommes s’embrassèrent avec passion et tendresse à la fois, s’étreignant avec ardeur et fièvre. Dans leur bulle, ils n’entendirent pas la porte de la chambre s’ouvrir.

« -Quelle vitalité ! s’exclama Lucifer, avec un enthousiasme taquin et  accompagné de Michael qui tenait Lynne dans ses bras. Je vote pour que nous remettions la réunion familiale à plus tard. N’est-ce pas, Tony? »

Ben et Mike, embarrassés et déchevelés, s’écartèrent vivement l’un de l’autre comme des enfants pris  en faute.

Tony, venant d’entrer dans la chambre à la suite des deux archanges, était tout ouïe et les yeux grands ouverts, excité de voir le quarante cinquième président des Etats-Unis et l’agent, en charge de la protection de l’actuel Président, Trumbull, se conduire comme des adolescents en pleine crise d’hormones.

On ne voyait pas cela tous les jours !

« -Excusez-nous, fit Stevie qui, tenant son bébé Joseph dans les bras, indiqua à son mari Michael de laisser de l’intimité aux deux âmes sœur. Nous reviendrons plus tard. »

Michael tendit Lynne à Mike qui l’accueillit avec une tendresse paternelle et avec Stevie, enjoignit  un Lucifer et  un  Tony récalcitrants de quitter la chambre.

« -Tu m’as manqué, Lynne. » murmura Mike, en contemplant, avec une immense tendresse, sa fille.

Lynne tapota la joue de son père tandis que Ben, attendris, les observait avec un sourire.

« -Toi aussi, tu m’as manqué. » confia l’agent, en déposant un baiser sur le bout du nez de son époux et en l’étreignant contre lui.

Fin

Le 10/11/20.

Duneline

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